I - Le handicap au fil des siècles

 

          Dès le IIIe millénaire av. J-C, un document parle du « problème » du mal, et donc des personnes handicapées. Ces « différences » ont engendré des regards et des attitudes envers les handicaps physiques, mentaux et psychologiques. Ce sont ces regards que nous allons étudier dans cette partie.

          Au Moyen Age (476-1492) le handicap est perçu de deux manières différentes ; l’une le présente comme un amusement, et l’autre comme une forme du mal. En effet la société leur reconnaît une fonction de dérision, les handicapés sont donc devenus des clowns pour la société du Moyen  Age. En contradiction les infirmités peuvent être considérées comme une forme du mal et donc une manifestation physiques de tares morales. Pour ceux considérés comme cela ils rejoignent les voleurs, tueurs et sorcières. Même si à cette époque le handicap et surtout la cécité (=arrêt) est fréquente au vue des conditions d’hygiènes, de soins et d’alimentations, le regard porté sur ces personnes est plutôt mauvais.

         Une évolution se fait au XVIe siècle avec le médecin Gerolamo Cardano (1501-1576) qui est le premier à reconnaître l’aptitude des sourds à la raison c’est-à-dire que une personne sourde peut raisonner par elle-même. En 1575, un juriste espagnol, Lasso, dit que les muets ont le droit à la parole et à avoir des enfants.

         En France, les premières interventions politiques à propos du handicap se font au XVIIe s. à la création en 1670 de l’hôtel des Invalides par Louis XIV (1638-1715) et de l’Hôpital Général. Ce dernier était à l’époque un lieu de liberté plutôt que de soins. Il faudra attendre le début de XIX° pour que cela devienne réellement un lieu de soin.

Hôtel des Invalides, vue de l'esplanade, année 2000

                                        Hôtel des Invalides, vue de l'esplanade, année 2000.

          Durant le XVIIIe s. de nombreux philosophes des Lumières s’intéressent au problème de la théorie de la connaissance, c’est-à-dire qu’ils font des écrits pour les personnes « normal » afin de les faire changer d’avis. Denis Diderot (1713-1784) a notamment écrits des lettres comme Lettre sur les sourds à l’intention de ceux qui entendent ou encore Lettre sur les aveugles à l’intention de ceux qui voient. Mais d’autres philosophes comme Newton, Descartes, Locke et Leibniz font des recherches et écrits scientifique et en partagent les résultats pour essayer d’écarter les préjugés. En parallèle a ceci d'autres philosophes des Lumières tels que Voltaire, Montesquieu ou Rousseau ont définis le concept de l'égalité entre les hommes, c'est à dire que les hommes doivent se traiter avec le respect qu'il veulent recevoir peu importe les différences. Suite à cela, en 1760, Charles Michel, abbé de L’Épée, crée la première école pour sourds. Puis la première école pour aveugles est inaugurée 1784, par Valentin Haüy, plus tard cela deviendra l'Institut national des jeunes aveugles. Finalement Marie-Anne Cadoret, crée à Poitiers le centre Larnay, pour des jeunes sourds, muets ou aveugles, en 1884.

          A partir du XIXe s. les personnes handicapées deviennent un sujet de littérature. Victor Hugo (1802-1885), veut que « la littérature soit un miroir de la vie universelle », c'est à dire qu'il veut que les œuvres littéraires  représentent les différences des gens et qu'elles les aident à s'accepter et à accepter les autres. Par exemple, avec Quasimodo (personnage de Notre-Dame de Paris), qui est né borgne, bossu et boiteux. Au cours de ce même siècle, il apparaît des progrès médicaux, spécialement sur les prothèses fonctionnelles en cuir bouilli. Mais la révolution médicale est attribuée à Louis Pasteur (1822-1895), pour l'entrée de l'asepsie (méthode pour empêcher les infections de bactérie) en salle d'opération. Après cela, tous les domaines de la réparation chirurgicale ont continué a progressé.

          De plus pour les handicapés mentaux, la seconde moitié du XIXe  est marqué par un envoie à l’asile. A cette période, ils sont envoyés à la campagne, et si possible le travail agricole leur est donné en fonction de leur capacité. Le plus grand asile d’Europe se situe à Fitz-James (prés de Clermont), on y accueillait environ 5000 malades. Ce site se fermera vers 1880.

          Durant la Seconde Guerre mondiale (1939-1945), 40 000 malades et handicapés mentaux de France sont exterminés ou abandonner (on ne leur donne pas a manger), car inutile au peuple. Un psychiatre-directeur de St Alban, Lucien Bonnafé dénonce cette euthanasie, influencée par le nazisme et le régime de Vichy (1940-1944). A la suite de cela les psychanalystes de la seconde moitié du XX° s. vont se battre pour une prise en charge plus humaine et encadrés par du personnel éducatif.

          C’est seulement en 1967, qu’est la première fois employé le mot « handicap », dans un rapport de François Bloch-Lainé. A la suite de ce rapport, beaucoup de loi, seront faite pour l’amélioration de la vie et de l’intégration des personnes handicapés, dans le travail, la scolarité ou encore de la vie en société.

 

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site